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Voici un endroit tranquille ou je disposerai au fil du temps mes compositions... Catégorie : Blog Livre Date de création :
16.09.2007
Ce matin dès les premières pluies,
Le Chevalier Sans Repos a livré combat.
Son adversaire cette fois plus fort que lui,
La victoire n’allait pas être sans trépas.
On lui donne la force d’un lion,
A l’autre la vitesse d’un lévrier.
On lui donne l’adresse d’un mirmidon,
A l’autre la ruse d’un Ulysse dépité.
Chacun a quitté foyers et champs,
Pour admirer ce combat sans pitié.
Règne dès lors un véritable rassemblement,
Sur la pleine autrefois plus que désolée.
Par, des deux soldats, une brève révérence,
Le prometteur combat commence.
Les chevaux galopent sur le jaune pâturage,
Les chevaliers, eux, enfin s’engagent.
Pendant un très long moment,
Ce n’est que brefs coups d’épées,
Quelques balafres et saignement.
Rien encore qui ne soit bien placé.
Enfin en fin de matinée,
Un des chevaliers prend la main,
En expulsant l’ennemi de son coursier,
Le mettant à terre, accomplissant (ainsi) son dessein.
Sa lame pointée sur son cœur,
Le chevalier regarde le vaincu.
La foule voit venir son heure,
Ou peut-être la clémence lui est vertu ?
Le chevalier est fort, rapide et agile,
Assurément aussi malin que le goupil,
Mais malheureusement pour l’homme à terre,
Etre magnanime n’est pas de son caractère.
Brièvement pour éviter les souffrances,
Il (le victorieux) enfonce son arme dans sa pense.
Le soleil voilé mais haut ; il sonne midi,
Déjà le pauvre homme a périt.
Les paysans acclament le vainqueur,
Lui demandant d’enlever son home.
Celui-ci remercie les spectateurs,
Et retire doucement son casque de chaume.
Tous restèrent bouche bée,
Quand une longue et rousse crinière,
Retomba du masque enlevé,
Révélant non pas un cavalier, mais une palefrenière... [/i]